Pour la santé à La Réunion et à Mayotte

Partenaires et acteurs mobilisés

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Visuel Actions menées par l'ensemble des acteurs et partenairess
Une épidémie de plus grande ampleur pourrait avoir des conséquences importantes pour la Réunion, à la fois en nombre de formes graves et d’hospitalisations, mais aussi d’un point de vue économique (multiplication des arrêts de travail, diminution de l’activité touristique, etc…). Aussi, l’ensemble des pouvoirs publics sont aujourd’hui mobilisés pour répondre à cette urgence sanitaire.
Corps de texte

L’ARS Océan Indien (ARS OI) et le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS)

Des interventions de lutte anti-vectorielle sont réalisées quotidiennement en porte-à-porte dans les quartiers touchés par la dengue. L’objectif est d’éliminer, autour du domicile des personnes ayant contracté la dengue, les moustiques vecteurs de la maladie, pour limiter la propagation du virus dans les maisons alentours :

  • réalisation de traitements insecticides (pour diminuer la densité de moustiques adultes)
  • destruction des gites en eau contenant des larves de moustiques.

Dans le cadre du passage en niveau 3 du dispositif ORSEC, la mobilisation de ce dispositif renforcé de lutte anti-vectorielle est mené par l’ARS OI (120 agents complétés par 29 intérimaires) et le service départemental d’incendie et de secours (40 sapeurs-pompiers volontaires).

Cette stratégie ambitieuse (près de 1500 maisons visitées chaque semaine), et en place depuis déjà de nombreuses semaines, porte manifestement ses fruits en contribuant à limiter la propagation du virus. Les résultats sont notables, notamment sur les foyers naissants de dengue ou une intervention réactive de la LAV permet bien souvent d’arrêter localement la transmission du virus.

En outre, avec le soutien du ministère des Outre-mer, 300 volontaires Service civique vont être engagés sur l’action anti vectorielle en particulier en matière de prévention et d’information des populations concernées.

Quelques chiffres-clé depuis le début de l’année :

zones où la circulation de la dengue a été jugée probable ou confirmée sur 18 communes
près de 20 740 contrôles de cours et de jardins chez des particuliers.
environ 3 800 maisons identifiées avec des gîtes larvaires et plus de 5 000 gîtes larvaires
éliminés

la réalisation de traitements insecticides de jour dans les cours et jardins de plus de
9100
maisons
des opérations de traitements insecticides de nuit ayant couvert près de 20 000 maisons ces 4 dernières semaines

    La Croix Rouge

    Des équipes de volontaires de la Croix Rouge interviennent le week-end, dans les quartiers concernés et procèdent à l’élimination des gîtes larvaires et la sensibilisation du public aux gestes de prévention.
     

    Les opérations multi-partenariales

    Des opérations multi-partenariales sont organisées à l’échelle des quartiers grâce à l’implication de nombreux acteurs :

    • communes
    • intercommunalités en charge de la gestion des déchets,
    • associations porteuses de contrats aidés (plan ravines/lav et emplois vert),
    • bailleurs sociaux, etc.

    23 opérations sont actuellement mises en oeuvre dans 7 communes (Le Port, la Possession, Saint-Paul, Saint-Leu, Saint-Pierre, le Tampon, les Avirons). Le dispositif déployé dans les quartiers, se déroule sur plusieurs jours comme suit :

    • Sensibilisation des habitants en porte à porte et suppression des gîtes larvaires dans les cours et jardins des particuliers avec appui, si besoin, à l’enlèvement de déchets susceptibles de retenir l’eau (encombrants, pneus…)
    • Entretien et nettoyage du domaine public (élimination des dépots sauvages, élagage, nettoyage des ravines, entretien des abords des bâtiments publics, etc.)
    • Collecte des déchets

    Ces opérations multi-partenariales viennent compléter et conforter les actions de traitements insecticides menées par l’ARS OI et les pompiers du SDIS. La mise en oeuvre des gestes de prévention expliqués par des acteurs locaux implantés dans ces quartiers et la proposition de solutions immédiates par l’enlèvement et la collecte de certains déchets favorisent l’adhésion de la population et contribuent à réduire dans la durée les populations de moustiques.

    Le préfet de La Réunion a réuni le 10 juillet 2018 les membres du Groupement d’Intérêt Public de Lutte Anti-Vectorielle (GIP LAV) composé des services de l’Etat, de l’ARS, des communes, et des intercommunalités, du conseil régional et du conseil départemental…

    Objectif : interpeller l’ensemble des acteurs pour une mobilisation collective et massive durant l’hiver austral, afin d’enrayer autant que possible la diffusion du virus de la dengue avant l’arrivée de l’été et éviter une épidémie de plus grande ampleur.

    Dans le cadre du passage du niveau 4, les dispositifs de lutte contre la dengue ont été renforcés :

    • Remobilisation de l’ensemble des acteurs (communes, intercommunalités, associations porteuses de contrats aidés…)
    • Accélération du recrutement des contrats aidés « PEC » dédiés à la gestion de la dengue
    • Activation du RSMA en appui de la lutte anti-vectorielle
    • Déploiement progressif de volontaires en service civique
    • Distribution de répulsifs auprès de publics cibles
    • Sensibilisation des médecins et des pharmaciens
    • Renforcement de la communication
       

    En savoir plus :

    Afin de faciliter la mise en œuvre d’actions coordonnées dans les quartiers les plus touchés, un premier arrêté préfectoral portant exécution de mesures de salubrité générale et de lutte contre les moustiques est en vigueur depuis le 21 mars 2018 sur les communes les plus touchées de Saint-Paul, Saint-Pierre, Le Tampon, La Possession, Saint-Leu et Le Port. Compte tenu de la menace épidémique importante, le préfet de la Réunion a décidé le 28 mai d’élargir la portée de cet arrêté à l’ensemble des communes du Nord, de l’Ouest et du Sud de l’île.

    Cet arrêté prévoit :

    • Le renforcement des mesures de lutte individuelle par chaque propriétaire / occupant, obligation d’éliminer, sur les terrains placés sous leur responsabilité, tout objet ou situation susceptible de favoriser la rétention d’eau et le développement de larves de moustiques, et notamment :

      • Les réceptacles d’eau stagnante tels que les piscines non entretenues, les bacs d’agrément, les abreuvoirs domestiques, les bacs à eau, etc.…
      • Les encombrants, carcasses de voitures et pneus.
      • Les détritus ménagers, domestiques ou végétaux.
    • L’autorisation pour les acteurs mobilisés, outre l’ARS Océan Indien et les communes déjà autorisées,(intercommunalités, associations mandatées, SDIS) de pénétrer dans les propriétés privées afin d’y mener des actions de sensibilisation, d’élimination de gîtes larvaires et de traitements insecticides.
    • La possibilité pour les maires de procéder en cas de refus ou d’absence du propriétaire à une mise en demeure pour intervention immédiate et réalisation des mesures de lutte aux frais des personnes défaillantes.

    Télécharger l'arrêté préfectoral N°470 du 21 mars 2018

    Télécharger l'arrêté préfectoral N°902 du 28 mai 2018

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