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Ensemble, améliorons le dépistage du cancer du sein

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Visuel - Prévention - Campagne cancer du sein
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« Octobre rose », mois de mobilisation nationale contre le cancer du sein, est l’occasion pour l’ARS Océan Indien de rappeler l’importance pour les femmes de 50 à 74 ans de se faire dépister et, pour toutes, d’adopter des gestes utiles de prévention.
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Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein. Aujourd’hui, le dépistage est une arme efficace contre ce cancer. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs, moins mutilants ou entraînant moins de séquelles. Pourtant, 1 femme sur 3 en France ne se fait toujours pas dépister ou pas régulièrement.

En France métropolitaine, en 2018, près de 59 000 nouveaux cas ont été détectés et plus de 12 100 femmes en sont décédées. Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes.

La participation au dépistage organisée en 2017 s’est stabilisée autour de 53 % (à ce chiffre s’ajoutent environ 10 % de femmes qui réalisent des mammographies de dépistage à la demande du médecin ou de leur propre initiative). Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation et l’information des femmes, comme celle de l’ensemble des acteurs de santé .

Le dispositif d’information s’inscrit dans les objectifs du Plan cancer 2014-2019 qui prévoit notamment que chaque femme soit orientée vers la modalité de dépistage adaptée à son niveau de risque (moyen, élevé, ou très élevé) :

  • Niveau de risque « moyen »
    Le risque de développer un cancer du sein est principalement lié à l’âge (à partir de 50 ans) et au fait d’être une femme. Pour les femmes entre 50 et 74 ans qui ne présentent pas de facteur de risque particulier, c’est le programme national de dépistage organisé du cancer du sein qui est adapté pour elles : tous les deux ans, un examen clinique des seins et la réalisation d’une mammographie.

L’objectif est de diagnostiquer un cancer à un stade précoce, même s’il ne produit pas encore de symptômes, et de favoriser ainsi les chances de guérison. Dans ce cas, les traitements dispensés et les séquelles sont moins lourds que lors d’une détection à un stade avancé et les chances de guérison plus importantes.

  • Niveau de risque « élevé »
    Les femmes présentant certains risques particuliers, comme des antécédents personnels ou familiaux proches de cancer ou de maladie du sein, ou bien qui ont eu une radiothérapie à haute dose au niveau du thorax, sont considérées comme à « risque élevé ». Une consultation d’oncogénétique peut leur être indiquée en fonction de l’analyse détaillée de leur situation. Elles font l’objet d’un suivi spécifique précisé dans une recommandation publiée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2014. Elles n’entrent pas dans le programme national de dépistage organisé.
  • Niveau de risque « très élevé »
    Les femmes porteuses d’une mutation génétique BRCA1 ou 2 ont un risque accru de développer un cancer du sein et/ou de l’ovaire. Ces femmes font l’objet d’un suivi spécifique, défini par des recommandations élaborées par l’INCa et qui sont en cours d’actualisation.

Le médecin généraliste et le gynécologue jouent un rôle essentiel dans l’orientation des femmes vers les modalités de dépistage adaptées à leur niveau de risque.

Agir pour réduire son risque de cancers : des changements de comportements au quotidien

Modifier chaque jour ses comportements et habitudes de consommation permet de réduire son risque de cancer du sein. Prendre conscience des gestes que chacune d’entre nous peut adopter pour préserver sa santé est déjà le premier pas vers l’action. Ces gestes simples de prévention s’inscrivent dans le quotidien de chacune des femmes, quel que soit leur âge.

Des recommandations sanitaires guident chaque personne sur les comportements qui permettent de préserver sa santé. Aussi, il est recommandé d’arrêter de fumer, de ne pas consommer plus de 2 verres d’alcool par jour, et pas tous les jours, de manger équilibré et varié, et de pratiquer une activité physique régulière.
 

Augmenter les chances de guérison grâce au dépistage organisé

La prévention des cancers du sein intègre, en complément des habitudes de vie, le dépistage proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans. 10 millions de femmes sont concernées par ce dépistage.

Chaque année, plus de 10 000 cancers agressifs peuvent être soignés plus tôt grâce aux examens de dépistage. En 2018, seules 50,3 %3 des femmes concernées ont répondu positivement à l’invitation qui leur a été faite. Ce taux bien en deçà du seuil de 70 % de participation préconisé au niveau européen.