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Circulation de la dengue à La Réunion

Communiqué de presse
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Depuis le début de l’année 24 cas autochtones (contractés à La Réunion) de dengue ont été identifiés confirmant l’installation d’une circulation du virus sur 3 communes du territoire.
Afin de limiter la propagation du virus, les services de l’Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) ont mis en place des mesures renforcées de surveillance et de lutte anti-vectorielle.
Corps de texte

Le niveau 2A du dispositif ORSEC de lutte contre la dengue est activé

Depuis le début de l’année 2017 à la Réunion, 24 cas de dengue autochtones et 5 cas importés (de retour de voyages) ont été signalés.

Les enquêtes réalisées par l’ARS Océan Indien ont permis d’identifier plusieurs situations de contamination distinctes, dont 3 ont pu être reliées à un cas importé de voyage.

A ce jour, 3 communes sont concernées par une circulation active du virus :

  • Le principal foyer de transmission est situé  à Saint-Paul (quartier Crève-cœur). Il est maintenant actif depuis près d’un mois et  représente 15 des 24 cas autochtones identifiés à ce jour.
  • Deux autres foyers ont été identifiés plus récemment , l’un à Saint-Louis (Quartier de La Palissade), et l’autre à Saint-Pierre (Quartier de Basse terre - Ligne Paradis).
    Ces deux nouveaux foyers ne concernent pour l’instant qu’un nombre très limité de cas.

La circulation du virus reste modérée. Elle pourrait toutefois s’étendre davantage et s’intensifier en cette période où les conditions météorologiques sont encore favorables au développement des moustiques vecteurs. Aussi, l’ARS Océan Indien a activé le niveau 2A du dispositif ORSEC de lutte contre la dengue : « Identification d'une circulation virale modérée autochtone - apparition d’un ou plusieurs regroupements de cas ou de plusieurs cas sporadiques. »

Actions de Lutte Anti-Vectorielle

Du fait du passage en niveau 2A du dispositif ORSEC, un renforcement de la mobilisation des communes et intercommunalités concernées, aux côtés de la Lutte Anti-Vectorielle, est engagé pour l'élimination systématique des situations de prolifération des moustiques vecteurs de maladies.

Les équipes de Lutte Anti-Vectorielle sont actuellement fortement mobilisées dans les quartiers concernés et procèdent à de nombreuses interventions afin de :

  • rechercher de nouvelles suspicions de dengue et demander à ces personnes de consulter un médecin sans tarder,
  • éliminer ou traiter toutes les situations de proliférations de moustiques (eaux stagnantes dans les pots, soucoupes, déchets, ...),
  • informer les personnes rencontrées sur le risque de transmission de la dengue, et les moyens de prévention : éliminer les gîtes larvaires et se protéger contre les piqûres de moustiques,
  • procéder à des traitements insecticides de jour dans les cours et jardins,
  • procéder à des pulvérisations insecticides de nuit dans l'ensemble des zones concernées.

Depuis le début de l’épisode, les agents de lutte anti-vectorielle ont procédé sur ces zones de circulation à plus de 500 visites domiciliaires et 450 traitements de cours et jardins complétés par des traitements de nuit. Au cours de ces interventions, près d’une maison sur quatre comportait au moins un gîte larvaire malgré des passages répétés (jusqu’à 4 interventions dans le même quartier).

Des opérations coordonnées impliquant l’ensemble des acteurs (communes, intercommunalité en charge de la gestion des déchets, établissements scolaires, associations…) sont également mises en œuvre dans les zones de circulation virale.
 

Informations auprès des Professionnels de Santé

Les médecins des secteurs concernés sont sensibilisés au diagnostic d’éventuels nouveaux malades.

Des gestes simples à adopter

La période actuelle est propice au développement des moustiques, et notamment du moustique tigre, vecteur de la dengue. Ce dernier pond dans de petites collections d’eau stagnante, souvent créées par l’Homme autour de son habitation.

La lutte contre les moustiques repose avant tout sur des gestes simples à mettre en œuvre au quotidien :

  • éliminer les eaux stagnantes dans son environnement (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits récipients, …),
  • éliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires,
  • se protéger des piqûres (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires), y compris quand on est malade pour ne pas contaminer son entourage.

Cette lutte collective est le moyen le plus efficace pour limiter les risques de propagation de la dengue.

Consulter un médecin en cas d’apparition des symptômes

Pour éviter la propagation du virus, l’ARS Océan Indien rappelle qu’il est impératif, en cas d’apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue :

  • de consulter rapidement un médecin,  
  • de continuer à se protéger des piqûres de moustiques

La dengue est une maladie transmise par les piqûres de moustique (à La Réunion, par le moustique tigre, Aedes albopictus).

Dans sa forme classique, la dengue se caractérise par une fièvre d’apparition brutale accompagnée d’un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • frissons,
  • maux de tête,
  • douleurs articulaires et/ou musculaires,
  • nausées,
  • vomissements.

Dans 2 à 4% des cas, il peut y avoir évolution vers une forme grave

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Affiche : Attention la dengue circule à La Réunion

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