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Circulation de la dengue à La Réunion

Communiqué de presse
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Depuis le début de l’année, 40 cas autochtones de dengue (contractés à la Réunion) ont été identifiés confirmant l’installation d’une circulation du virus sur le territoire.
Afin de limiter la propagation du virus, les services de l’Agence de Santé Océan Indien et de la Cire océan Indien (Santé publique France) ont mis en place des mesures renforcées de surveillance et de lutte anti-vectorielle.
Corps de texte

Depuis le début de l’épisode, les agents de lutte anti-vectorielle ont procédé sur ces zones à plus de 1 400 visites domiciliaires dont plus de 1 200 traitements de cours et jardins complétés par des traitements de nuit.

L’ARS Océan Indien maintient l’activation du niveau 2A du dispositif ORSEC de lutte contre la dengue :

« Identification d'une circulation virale modérée autochtone - apparition d’un ou plusieurs regroupements de cas ou de plusieurs cas sporadiques. »

Depuis le début de l’année 2017, 40 cas de dengue autochtones et 5 cas importés (de retour de voyages) ont été identifiés à La Réunion. Au cours des 15 derniers jours, 8 nouveaux cas autochtones ont été signalés ou confirmés.

Les investigations réalisées par la Cire océan Indien et l’ARS Océan Indien ont permis d’identifier plusieurs situations de contamination distinctes, dont 3 ont pu être reliées à un cas importé de voyage.

Actuellement, 3 communes sont concernées par une circulation active du virus :

  • Saint-Louis / Quartier de La Palissade (6 cas)
  • Saint Pierre / Ligne Paradis (6 cas)
  • Saint Paul / Bois de Nèfles (2 cas)

Le premier et principal foyer de circulation du virus, situé à Saint-Paul, quartier Crève-cœur (18 cas) n’a pas fait l’objet de nouveau cas au cours des dernières semaines. Il semble à présent peu ou pas actif.

Enfin, quelques rares cas ont été signalés sans pouvoir être clairement rattachés à une de ces zones de circulation virale connues. Cela a concerné récemment 2 cas situés l’un au Tampon et l’autre à la Plaine des Cafres et pour lesquels des investigations sont en cours.

Malgré l’arrivée de l’hiver austral, les conditions climatiques actuelles permettent le maintien d’une circulation virale modérée.

Actions de Lutte Anti-Vectorielle

Les équipes de Lutte Anti-Vectorielle de l’ARS OI sont actuellement fortement mobilisées dans les quartiers concernés et procèdent à de nombreuses interventions afin de :

  • rechercher de nouvelles suspicions de dengue et demander à ces personnes de consulter un médecin sans tarder,
  • éliminer ou traiter toutes les situations de proliférations de moustiques (eaux stagnantes dans les pots, soucoupes, déchets, ...),
  • informer les personnes rencontrées sur le risque de transmission de la dengue, et les moyens de prévention : éliminer les gîtes larvaires et se protéger contre les piqûres de moustiques,
  • procéder à des traitements insecticides de jour dans les cours et jardins,
  • procéder à des pulvérisations insecticides de nuit dans l'ensemble des zones concernées.

Du fait du passage en niveau 2A du dispositif ORSEC, un renforcement de la mobilisation des communes et intercommunalités concernées, aux côtés de la Lutte Anti-Vectorielle, est engagé pour l'élimination systématique des situations de prolifération des moustiques vecteurs, et des réunions de coordination sont organisées en sous-préfecture.
 

Informations auprès des Professionnels de Santé

Les médecins des secteurs concernés sont sensibilisés à l’importance de continuer à prescrire des confirmations biologiques auprès des cas suspects pour permettre de suivre l’évolution de la situation épidémiologique dans les zones de circulation virale.

Des gestes simples à adopter

La période actuelle est propice au développement des moustiques, et notamment du moustique tigre, vecteur de la dengue. Ce dernier pond dans de petites collections d’eau stagnante, souvent créées par l’Homme autour de son habitation.

La lutte contre les moustiques repose avant tout sur des gestes simples à mettre en œuvre au quotidien :

  • éliminer les eaux stagnantes dans son environnement (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits récipients, …),
  • éliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires,
  • se protéger des piqûres (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires), y compris quand on est malade pour ne pas contaminer son entourage.

Cette lutte collective est le moyen le plus efficace pour limiter les risques de propagation de la dengue.

Consulter un médecin en cas d’apparition des symptômes

Pour éviter la propagation du virus, l’ARS Océan Indien rappelle qu’il est impératif, en cas d’apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue :

  • de consulter rapidement un médecin,  
  • de continuer à se protéger des piqûres de moustiques

La dengue est une maladie transmise par les piqûres de moustique (à La Réunion, par le moustique tigre, Aedes albopictus).

Dans sa forme classique, la dengue se caractérise par une fièvre d’apparition brutale accompagnée d’un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • frissons,
  • maux de tête,
  • douleurs articulaires et/ou musculaires,
  • nausées,
  • vomissements.

Dans 2 à 4% des cas, il peut y avoir évolution vers une forme grave

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